Matatoune V.

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Pourquoi ce titre « vagabonderautourdesoi »? Qu’on parte à l’autre bout du monde, au bout de notre rue, qu’on se concentre sur la lecture d’une phrase, à la vue d’un tableau, à l’écoute d’une musique, à la vue d’un film, d’une pièce de théâtre, etc. j’ apprends chaque jour un peu sur le monde et sur moi ! (…)

21 octobre 2021

Un récit à découvrir

A presque trente ans, Édouard Louis en a peut-être fini avec cette rage de changer, de quitter, de fuir qui l’obsède dès qu'il a pris conscience de sa différence et qu'elle la rejette

Le récit autobiographique, Changer : méthode, témoigne de blessures qui forcent l'enfant puis le jeune adulte à refuser son statut social et le détermine à tout tenter pour le quitter et pour s'en construire littéralement un autre en imitant les caractéristiques de chaque classe sociale qu'il a fréquentée. Puis, enfin, arrivée dans les palaces cinq étoiles, avec des voyages dans le monde entier, Édouard Louis comprend combien son ambition est vaine puisqu'il n'est que ce qu'il est !

Car dans Changer : méthode, Édouard Louis explique toute la honte qu'il a ressenti vis à vis de son milieu social. Mais cette honte dirigée vers ses parents est en fait celle qu'il ne pouvait diriger vers lui-même sans se perdre complétement. La scène du dentiste, ou d'autres, sont édifiantes de ce corps, malgré tous les maquillages dont on le pare, qui témoigne de ses origines sociales.

Depuis qu'il écrit, Édouard Louis ne cesse de dénoncer la violence de classe. Celle qui assigne à la place que la société a donné une fois pour toute. Et, il a eu beau tenter d'imiter la démarche, la voix, le vocabulaire, et même la façon de respirer, il reste à jamais ce petit gars de son village de Picardie obligé par sa mère d'aller à l'épicerie quémander la nourriture avec la promesse de payer bientôt !

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Au coeur de la création contemporaine

Ateliers Henry Dougier

17,50
19 octobre 2021

Un guide touristique vraiment innovant !

Dans la collection « 10+100 » des Ateliers Henry Dougier, le recueil Paris au cœur de la création contemporaine vient saluer le retour de la ville lumière dans le champ artistique contemporain. De nombreux lieux de rencontres, d’expositions comme évidemment le Centre Pompidou, le Musée de Tokyo, la Fondation Louis Vuitton mais aussi la nouvelle Bourse du commerce Pinault font de la capitale française, un lieu incontournable sur la scène internationale.

En choisissant de mettre en lumière dix jeunes artistes, Paris au cœur de la création contemporaine fait évidemment des impasses mais met en lumière des créatrices et créateurs en phase, notamment, avec les questions du genre : comme celles du lien entre l’identité du créateur et du regardeur en insistant sur les références diverses zappées de toutes parts qui fondent la création contemporaine. Mais, aussi ils interrogent leur position par rapport à la ville.

Paris au cœur de la création contemporaine leur donne la parole pour présenter à la première personne leurs cheminement, réflexions et études en quatre à cinq pages avec la reproduction de quelques créations significatives. Ainsi, le lecteur découvre le travail d’une architecte, de photographes, d’un peintre, de metteuses en scène, d’une chorégraphe, d’un plasticien.

La suite avec photos ici
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21,90
18 octobre 2021

Donna Leon avec sa Venise, sa « laguna », ses « vaporettos » et dans En eaux dangereuses, sa chaleur, sacrée » calore », que le « Commissario » Brunetti va devoir supporter tout au long du roman ! Heureusement, la « Commissario » Griffoni l’accompagne, napolitaine intransigeante venue s’échouer à la « Questura » de la Sérénissime avec sa blondeur et ses yeux bleus.

D’ailleurs, c’est elle qui tiendra la main de ,la encore jeune mais terriblement affectée, Benedetta Toso qui préfère parler à la police plutôt que de faire venir un prêtre lors de ses dernières volontés. Et, voilà que devant ces révélations, Brunetti s’engage et promet de faire tout son possible !
L’ambiance de Donna Leon

Donna Leon est depuis longtemps préoccupée par l’environnement et dénonce à travers ses polars vénitiens les actions d’une mafia installée qui souvent détourne les aides financières avec la complicité des municipalités. Ici, l’environnement est toujours au cœur de ses préoccupations même si la grande muette a disparu au profit des intérêts individuels.

Soyons clairs, on ne lit pas les polars de Donna Leon pour la qualité de l’intrigue ! Non, on s’y plonge comme avec la madeleine de Proust pour y retrouver une ambiance.

La suite ici
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14 octobre 2021

Seulement 96 pages, à découvrir !

Quelle belle idée de publier la plaidoirie intégrale de l’avocat des parties civiles, Richard Malka, lors du procès des attentats de janvier 2015 qui s’est déroulé en novembre 2020 pendant 54 jours !

Certes, ce n’est, peut-être pas, celle qu’il a vraiment énoncé tant l’avocat de talent doit sentir son auditoire et s’y adapter. En plus, le procès fut retarder par des retards divers et le Covid, aussi il a fallu être plus court. Donc, forcément, la véritable plaidoirie fut différente.

Qu’importe ! Avec Le droit d’emmerder Dieu, il s’agit pour Richard Malka de montrer l’argumentaire qu’il voulait présenter au nom de Charlie Hebdo.

Tout d’abord, est présentée l’histoire des publications des caricatures. Ainsi, Richard Malka développe la machination dont on fait preuve des imans danois en alertant la communauté musulmane internationale à partir de mensonges. En effet, ils ont rajoutés trois caricatures à celles publiées par le journal danois : deux issues de suprématistes blancs américains et une autre… d’une affiche de la Foire de Tulle sur la fête du cri du cochon ! L’avocat insiste sur le fait qu’il faut communiquer sur cette affabulation.

Depuis, évidemment, la stratégie des pourfendeurs de guerre est mieux connue. Au moment, où on célèbre le premier anniversaire de l’assassinat de Samuel Patty, ce professeur d’histoire et géographie décapité, leur manipulation est maintenant démontée : un mensonge envahit les réseaux sociaux de façon virale. Un ou des individus isolé(s) s’enflamme(nt) et sont repéré(s) par une organisation extrémiste. Il(s) est (sont) aidé(s) pour la préméditation et la logistique de leurs meurtres. Puis, ils passent à l’acte. Et, l’organisation extrémiste revendique !

Ainsi, la publication des caricatures fut par Charlie Hebdo une réaction pour rappeler l’importance de la liberté de la presse. En effet, le directeur de la rédaction de France-Soir avait pris la décision de les republier, après les actions des imans danois. Mais, il est débarqué du jour au lendemain par un actionnaire principal franco-égyptien. Contre ce non respect de cette liberté fondamentale, Charlie Hebdo choisit de les publier. On connait la suite !

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Histoire d'une découverte hors norme

Axel Sénéquier

Hygee

12,00
6 octobre 2021

De quoi réchauffer largement nos cœurs !

« Qui a tué Cloves ? « n’est pas un polar écrit par Axel Sénéquier mais le récit, tout aussi haletant, d’une recherche scientifique qui, en seulement six ans, a trouvé la possibilité de soigner, et donc d’alléger la souffrance de patients, en France et à travers le monde.
C’est le récit d’une formidable aventure du XXIè siècle. En 2018, une découverte va changer complétement la vie de malades. Oh, bien sûr, après celle en moins d’un an, des vaccins contre la Covid, peut-être est-on un peu blasé ! Car cette maladie dite de Cloves ne concerne que seulement ( ! ) 30 000 patients en France.
La maladie de Cloves est une maladie rare, très peu de patients sont atteints (une sur 2000 en France) et aussi dite orpheline, car les médicaments donnés ne sont pas curatifs mais palliatifs. Les symptômes de cette maladie sont des excroissances internes ou externes développées sur l’ensemble du corps accompagnées de douleurs intenses et souvent d’une scoliose invalidante.
Appelée aussi maladie d’Éléphant Man (titre du film de David Lynch, sorti en 1980), les malades adolescents et adultes compensent souvent par des compétences intellectuelles certaines, contrebalançant ainsi leurs difficultés sociales qu’il est aisé d’imaginer.
En 2018, Guillaume Canaud, médecin et chercheur, est le « découvreur ». Il exerce à l’hôpital Necker-Enfants malades, seul hôpital de France à conserver cette spécificité. Avec son équipe, il découvre qu’une molécule d’un médicament, non encore commercialisé, pourrait aider à soulager la maladie. Emmanuel est le premier patient qui accepte de prendre chaque matin le médicament tant attendu. L’effet est rapide. Le patient retrouve une vie normale, sociale et autonome.
La suite avec extraits ici